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Chanel : une collection vissée aux codes de l’urbain

Par Helene Serignac

Décryptage du défilé Chanel printemps été 2017.

A 83 ans Karl Lagerfeld a offert à Chanel une collection à la fois terriblement moderne et joliment classique, c’est en tout cas ce que nous disent les fashion medias. Dans l’enceinte du Grand palais, les invités ont eu l’honneur d’accéder au Chanel Data Center fait de serveurs alignés dans des armoires métalliques. Et pour ouvrir le cortège, deux mannequins coiffées de casques de robots et habillées du tailleur originel. Un délicieux anachronisme qui donnait le ton du reste du défilé nous dit-on.

Se sont ensuite ensuite enchainées les silhouettes amples et féminines jouant tantôt sur la délicatesse de la dentelle tantôt sur l’aspect cocooning du tweed un peu passé, pour enfin contraster avec des éléments plus futuristes tels que les sacs diodes, ou les mailles luminescentes…

Cependant, une autre inspiration nous a sauté aux yeux. Non, vous n’avez pas rêvé. Ces mannequins au make up bonne mine et à l’allure tendrement Boyish portent des boucles d’oreilles XXL, des snapbacks sur le coté, des two chainz comme on les aiment qui nous rappellent gentiment le Bronx des années 80, début 90. Karl, vous nous dites « Il faut vivre dans le présent, pas dans le passé. L’électronique est ce qui définit notre époque. Tout le monde s’inspire du disco et des années 1980. Mais quel est l’intérêt de refaire des choses qui appartiennent au passé ? ». Naughty  boy… On vous a démasqué et on vous répond « Il faut rendre à la street, ce qui appartient à la street ».

Michi
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Maria Borges
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Lineisy Montero
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Karl Lagerfeld
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Tami Williams
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Jasmine Tookes
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Mayowa Nicholas
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